Pour votre prochaine escapade, il vous plait de découvrir Madagascar qui est également appelée « l’île Rouge ». Ce deuxième nom lui est attribué en référence à la couleur de ses plateaux dus à la latérite. Mais une fois sur « l’île Rouge », ce qui touche plus particulièrement est l’art culinaire de la région. La cuisine malgache est copieuse et relevée. Elle est très riche et surprend de tout genre, que ce soit pour la vue que pour le palais. Il s’agit d’un mélange de produits de la terre et de la mer. En effet, cette île de l’océan indien regroupe une diversité de traditions culinaires. Les plats malgaches sont comparables aux cuisines créoles, qui sont à l’accoutumée très épicées. On vous présente dans cet article des plats atypiques au goût original de Madagascar.

Le ROMAZAVA

C’est la spécialité gastronomique numéro 1 à Madagascar. Elle s’avère la version riche du ro matsatso qui est un bouillon fade local. Ce plat est composé d’ingrédients typiquement malgaches à savoir le zébu (omby) et les brèdes appelées mafana ou anamalaho. Ces derniers sont des épinards très utilisés sur l’île et dans l’archipel des Mascareignes. Ils parfument délicatement le mets et lui donnent un goût acidulé. Pendant environ 1 heure, ces ingrédients sont accommodés avec des tomates, des oignons et de l’ail. Le romazava est mangé avec du riz (vary) et du piment (sakay). Il faut préciser que selon la région ou le cuisiner, le mijoté peut ne pas intégrer les ingrédients que nous avons cités. Parfois, on peut y ajouter du poisson ou de la viande de volaille. Certaines brèdes de la localité notamment les morelles ou les pariétaires peuvent aussi faire leur entrée dans le potage.

Le riz

Il constitue la pierre angulaire de l’alimentation malgache. La vie de la population est centrée sur sa culture. Peu importe la catégorie sociale du malgache, le riz demeure sa nourriture par excellence. Vous rencontrerez deux variétés : le riz blanc et le riz rouge. Vous pouvez comprendre alors plus aisément la déclaration du roi Andrianampoinimerina, précurseur de l’unité sociale, lorsqu’il disait : « Le riz et moi ne faisons qu’un ». Diverses méthodes existent pour le préparer à la malgache.

  • On peut le mijoter à grande eau dans le but d’obtenir une sorte de bouillie onctueuse ou non (le vary sosoa). On vous le servira au petit déjeuner.
  • On peut le préparer de la même manière, tout en l’assaisonnant de brèdes, de tomates et de ciboulettes ; ce mélange est minutieusement haché et agrémenté de langoustines.
  • Une autre méthode va consister à le cuire à point avec une petite quantité d’eau pour obtenir, enfin, des grains croquants qui seront accompagnés de ranon’ampango. Il s’agit d’une eau de table typiquement malgache réalisée avec les résidus de riz attachés au fond de la marmite.

Pour de grandes occasions ou de cérémonies majestueuses, la préparation du riz s’effectue avec du lait de vache. Il est ensuite relevé avec le filet de miel (vary amin-dronono tondrahan-tantely).

Le Pain l’achards (mofo lasary)

Si vous comprenez le terme « l’achards », vous saurez qu’il s’agit tout simplement d’un sandwich réalisé avec du pain et des achards. Ces derniers sont généralement des carottes. Vous avez la possibilité de mettre dans votre sandwich des sambos, des nems ou des steaks. Toutefois, c’est devenu presque une tradition de mettre des achards dans tout sandwich malgache. Ils sont devenus des substituts des salades. Pour dire vrai, les salades et les achards sont difficiles à différencier sur l’île.

Le Ravitoto

Il fait partie également des plats les plus prisés à Madagascar. La préparation du Ravitoto se fait avec des feuilles de manioc pilées (ce qui lui vaut son appellation) et de la viande de porc. Les travers de porc utilisés pour cette recette sont gras en général. Ne vous étonnez point du choix, les Malgaches les préfèrent ainsi. Ils accompagnent ensuite le mijoté d’une pointe de gingembre ou d’une lichée de coco. C’est un mets qui nécessite assez de patience et d’expérience.

Le Mokary

Cette spécialité malgache est une galette. À l’origine, elle est préparée avec du riz qu’on trempe pendant un certain nombre d’heures voire des jours, auquel on ajoute du lait de coco. Vous pouvez trouver ces galettes dans les rues, chez les vendeurs ambulants. Elles se reconnaissent par leur couleur blanche et leur forme extrêmement gonflées. Elles se dégustent au petit déjeuner avec du café. Toutefois, le Mokary peut être consommé à d’autres moments de la journée et s’accompagner de mets salés.

Le Caca-Pigeon

Bien que l’appellation paraisse française, son sens est bien loin de ce que vous imaginez. Il ne s’agit aucunement d’excréments de pigeon. C’est un snack réalisé avec de la farine frite aux allures de vermicelles frites. Les Malgaches ont certainement eu cette recette des Indiens. D’ailleurs, vous verrez des variantes de ce mets à Maurice, en Afrique où il est accompagné de soufflets de maïs frits et même en Europe avec les amuse-gueules en farines diverses. Mais, avec le temps, le plat a été « malgachisé ».

Le hakim-pitoloha

Sur la Grande île, l’Hanim-pitoloha veut dire « repas de fêtes ». Lorsque les Malgaches décident de vous le réaliser, vous aurez sur votre table sept divers plats. Pendant la période de la royauté, voici les plats qui constituaient le menu :

  • le “vorombe sy henakisoa” (dinde ou oie et porc) ;
  • le “amalona sy henakisoa” (anguille et porc) ;
  • le varanga” (filet de zébu désossé longuement mijoté avec de l’eau pour avoir une sorte de pâté) ;
  • le “hen’omby ritra” (viande de bœuf préparé sans ajout d’épices ou condiments quelconque) ;
  • le henan-janak’omby sy tsaramaso” (viande de veau aux haricots) ;
  • le ro mazava ;
  • etc.

Ranonapango

Ce n’est pas un plat à proprement dit, mais une boisson. Elle est très populaire et se prépare avec du riz brûlé ramassé au fond des casseroles et chauffé avec de l’eau.